Fashion Addict

Le blog des fashion addict

Pierre-Alain Chambaz

Pourtant, en 2012, Reporters Sans Frontières a classé la France dans les pays « ennemis d’Internet » sous surveillance. Parce que le luxe coûte plus cher que le simple agrément, et le plaisir que le bien-être, on se représente la croissance progressive de je ne sais quel désir correspondant. Enfin, une sortie de la Grèce contraindrait les dirigeants européens à formaliser des règles jusqu’ici non écrites et même non encore envisagées en cas de divorce. Mais le vent a peut-être enfin tourné. Pour cela, il faut du temps et de la constance : un changement de culture (qui doit concerner un grand nombre pour avoir un impact) prend des années (10 ans pour la prescription de médicaments génériques, autant pour la réduction de consommation d’antibiotiques,…), tandis qu’une décision réglementaire nationale a un impact en quelques mois. À cette divergence dans la direction de telle ou telle volonté répondrait, suivant la morale orthodoxe, une différence essentielle dans sa nature même, dans la cause profonde et indépendante qu’elle manifeste au dehors ; soit, mais cette différence ne peut supprimer le rapport permanent entre la volonté et le bonheur. Entre la guimauve des « GOP » – de vagues orientations de politique économique qui ont fait la preuve de leur inefficacité – et le bois dur des sanctions du nouveau « Pacte de stabilité », pratiquement inapplicables pour cause d’illégitimité, elle veut poser une brique d’autodiscipline. Si tel est le contraste entre l’opération réelle de la vie et l’aspect qu’elle prend pour les sens et l’intelligence qui l’analysent, est-il étonnant qu’une âme qui ne connaît plus d’obstacle matériel se sente, à tort ou à raison, en coïncidence avec le principe même de la vie ? Prendre contact avec les Frères musulmans ou une organisation chiite vous faisait, ces dernières années, regarder de travers. Elle se persuadera donc à elle-même qu’un égoïsme intelligent doit laisser leur part à tous les autres égoïsmes. Les psychologues ont agité la question de savoir si le sens de la vue, sans le concours de celui du tact, donnerait l’idée de l’étendue à deux ou à trois dimensions, ou même si les sensations qu’il procurerait dans cet état d’isolement suffiraient pour que le sujet sentant conçût l’idée d’un monde extérieur et apprît à s’en distinguer ; question évidemment insoluble par l’expérience, et qu’on pourrait regarder comme étant de pure fantaisie, puisque l’hypothèse à laquelle elle se rapporte répugne non-seulement à l’organisation de notre espèce, mais au plan fondamental de l’animalité. S’ils sont indirects, c’est le dernier qui paye, c’est-à-dire le plus pauvre, qui paye tout. Le soir tombe…Nous n’avions pas attendu jusque-là pour connaître un peu mieux deux de nos trois compagnons de voyage. Les objets connectés connaîtront-ils le même sort ? Ainsi, pour reprendre une citation de John Maynard Keynes, « le risque d’une prédominance de la spéculation tend à grandir à mesure que l’organisation des marchés progresse ». Dans bien des cas une seule de ces opérations suffit ; dans d’autres, nous devrons combiner les deux. Et alors, quelle sera la majorité ? En général, quand plusieurs images différentes sont sur les rangs, c’est qu’aucune d’elles ne satisfait entièrement aux conditions du schéma. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Pierre Desproges « L’accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l’homme. Ainsi, il souffre moins ». Si vous interrogez un passant quelconque sur sa nationalité, même en vous servant des mots les plus généraux, comme celui de pays ou de patrie, il vous répondra : « Je suis Piémontais, Vénitien, Calabrais, Sicilien. Dans ces conditions, rien n’empêche le philosophe de pousser jusqu’au bout l’idée, que le mysticisme lui suggère, d’un univers qui ne serait que l’aspect visible et tangible de l’amour et du besoin d’aimer, avec toutes les conséquences qu’entraîne cette émotion créatrice, je veux dire avec l’apparition d’êtres vivants où cette émotion trouve son complément, et d’une infinité d’autres êtres vivants sans lesquels Ceux-ci n’auraient pas pu apparaître, et enfin d’une immensité de matérialité sans laquelle la vie n’eût pas été possible.