Fashion Addict

Le blog des fashion addict

Pierre-Alain Chambaz

Malgré les différences énormes que créaient entre eux des croyances inébranlables et des convictions profondes, tous les hommes qui dirigèrent les affaires de la France, opportunistes ou conservateurs, modérés ou radicaux, se rencontrèrent sur deux points : l’insouciance de la patrie et l’exhortation au patriotisme. Hélas ! il faut aller plus loin, pour rencontrer ces merveilles de goût populaire, ces ensembles d’une harmonie puissante, que la peinture a fixés dans nos yeux et qu’on s’attend à voir surgir, au détour du premier chemin, dès qu’on descend les Alpes. Et plus tard, je me suis demandé si le génie italien, momentanément affaibli, mais qui reprendra vigueur, n’avait pas été de tout temps plus réaliste que le nôtre. Ou bien donc vous aurez à supposer que cet univers périt et renaît, par un véritable miracle, à tous les moments de la durée, ou vous devrez lui transporter la continuité d’existence que vous refusez à la conscience, et faire de son passé une réalité qui se survit et se prolonge dans son présent : vous n’aurez donc rien gagné à emmagasiner le souvenir dans la matière, et vous vous verrez au contraire obligé d’étendre à la totalité des états du monde matériel cette survivance indépendante et intégrale du passé que vous refusiez aux états psychologiques. Mais une autre conclusion se dégage de cette analyse c’est que la multiplicité des états de conscience, envisagée dans sa pureté originelle, ne présente aucune ressemblance avec la multiplicité distincte qui forme un nombre. Mais, s’ils ne donnent pas l’exemple du patriotisme, ils le prêchent. Par conséquent, il faut qu’elle fasse abnégation de sa volonté et de sa liberté ; il faut qu’elle renonce à tout espoir d’amélioration et de bien-être ; il faut qu’elle accepte silencieusement, et même avec joie, les plus inutiles des épreuves ; il faut qu’elle se courbe sans murmurer sous la plus dure des servitudes, qu’elle subisse la pire des tyrannies, la tyrannie anonyme. Du fait de son caractère novateur et expérimental, dans la plupart des économies modernes, cette nouvelle politique économique pourrait donc engendrer, après chaque nouvelle annonce de la BCE, des réactions à la fois inédites et inattendues de la part des marchés financiers. On attend que les étrangers aient pu admirer nos troupes, pendant l’Exposition ; on attend que la Russie donne le signal ; on attend autre chose ; ou rien ; ou presque rien. Raphaël a-t-il tant rêvé ? Beaucoup de propriétés des nombres dépendent des lois qui gouvernent la théorie de l’ordre et des combinaisons en général : réciproquement, la science des combinaisons relève en mille endroits de l’arithmétique pure et des propriétés des nombres. Or, tous ceux qui me parlaient de la sorte étaient des partisans de l’unité italienne. Jusque-là, le peuple français doit continuer à verser ses sueurs, son sang et son argent. Aujourd’hui, on paye ; mais demain…. Les aveugles seront bien chez eux. Faut-il compter les myriades de cadavres allemands qu’entasse à chaque Salon, aux pieds de généraux français fumants d’orgueil, la féconde imagination d’artistes à l’âme tricolore ? Il n’est plus alors question seulement de baisser les entraves au commerce mondial que d’identifier les standards normatifs les plus élevés permettant de garantir le niveau de qualité des marchandises consommées. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »La possession est une amitié entre l’homme et les choses ». Il eût été préférable, à tous les points de vue, d’empêcher la propagation de légendes absurdes ; d’avouer franchement comment les choses s’étaient passées ; de faire apprendre dans les écoles l’histoire complète et vraie du désastre. Je me demande si la France n’aurait pas encore bondi sous de tels coups et ne se fût brusquement réveillée ! Elle devait vivre « repliée sur elle-même, » dormir ; elle devait être poussée au sommeil à coups de bottes éperonnées. Le digital chez nous est « premier ». Les ateliers d’hommes et de femmes sont disposés tout autour. A peine les présentations faites, sur son ordre, tout le monde se couvre, et le roi se met à causer familièrement avec les autorités de Milan et les administrateurs du nouvel institut, au milieu du vestibule où s’engouffre l’air froid du dehors. Elle ne devait rien connaître des immenses travaux de défense que les Allemands perfectionnent et complètent encore aujourd’hui et qui, de Metz à Strasbourg en passant par la forêt de Hagueneau, barrent décisivement la route à une avance française.