Fashion Addict

Le blog des fashion addict

Pierre-Alain Chambaz

Le doute est levé, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel vient de clore une décennie de débats sur l’avenir de la radio ce mercredi 21 janvier 2015 en remettant au Parlement et au Gouvernement son « rapport sur l’évolution des modes de diffusion de la radio : quel rôle pour la radio numérique terrestre » ? Une science innée, ou plutôt une innocence acquise, lui suggère ainsi du premier coup la démarche utile, l’acte décisif, le mot sans réplique. La question est de savoir si, dans cette « diversité des phénomènes » dont Kant a parlé, la masse confuse à tendance extensive pourrait être saisie en deçà de l’espace homogène sur lequel elle s’applique et par l’intermédiaire duquel nous la subdivisons, — de même que notre vie intérieure peut se déta­cher du temps indéfini et vide pour redevenir durée pure. Comment la fractionnerait-on tout en la déclarant une, si on ne la considérait implicitement comme un objet étendu, un dans l’intuition, multiple dans l’espace ? L’effort reste pourtant indispensable, et aussi l’endurance et la persévérance. En face de nous, un escalier carré, tout en granit. Le pacte budgétaire est destiné à élargir l’horizon temporel des décideurs politiques et à leur permettre d’avoir davantage conscience des problèmes de soutenabilité de la dette publique auxquels ils sont confrontés. Car l’invention de l’un (le photocopieur) est la ruine de l’autre (le papier carbone). Il ne prolonge pas un instinct, il ne dérive pas d’une idée. Or, qu’est-ce qu’une culture ? Ce seront peut-être la saleté morale et la tristesse de ses tyrans qui lui ouvriront les yeux sur leur faiblesse, sur leur définitive pourriture. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler ce proverbe chinois  » L’ivresse fait dire les mots qu’on aurait pu dire en étant sobre ». Ils ne s’ennuient pas à ne rien faire. L’espace de travail est devenu au fil des années une ligne de coût à rationaliser au détriment de l’épanouissement des collaborateurs. La proposition de loi relative à la protection du secret des affaires, déposée le 16 juillet 2014 par des députés de la majorité, et qui sera incorporée au projet de loi Macron via des amendements votés récemment en commission, procède du constat d’une recrudescence des actes d’espionnage industriel. Les liquidités créées massivement par ces dernières, au lieu de s’investir à long-terme, préfèrent les horizons courts et moins risqués (voire des dépôts… à la banque centrale ! Les déviations du monde organique sont-elles comparables aux oscillations d’un aimant qui retourne toujours à sa direction, ou les variations sont-elles cumulatives, continues, sans rebroussemens ? J’ai parlé du mouvement ; mais j’en dirais autant de n’importe quel changement. Seulement, voici alors qu’un autre problème, non moins redoutable, se pose : comment toutes les parties de l’appareil visuel, en se modifiant soudain, restent-elles si bien coordonnées entre elles que l’œil continue à exercer sa fonction ? On ne peut guère le leur reprocher. On a vu cependant des croisemens entre le chien et le loup, le cheval et le zèbre, le couagga et la jument, et, dans la captivité des ménageries, entre le chacal de l’Inde et celui du Sénégal, le daw et le zèbre, la tigresse et le lion. Ils n’avaient pas à regarder plus loin pour le moment. C’est effectivement ainsi que cette critique se fait tous les jours, dans la méditation solitaire, dans la discussion orale et dans les livres. Ne jouons pas à la roulette russe avec l’armement de la police municipale ! L’existence du temps ne prouverait-elle pas qu’il y a de l’indétermination dans les choses ? Le mauvais œil était si fort, que les cornes de corail, ostensiblement portées en breloques, la main sur une clé, moyens puissans, d’ordinaire, n’empêchaient pas les malheurs de tomber comme grêle sur les gens qui approchaient le comte. Mais il y a une autre série d’objections, dont il est impossible de ne pas tenir compte.